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Rosny plage : un cocktail de fraicheur et de jeux
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Fort de Rosny

Après la bataille de Waterloo, dès juillet 1815, les troupes alliées avaient aisément investi Paris dont les défenses étaient très réduites. C'est ainsi qu'un corps d'armée allié put atteindre sans grande difficulté le fort de Vincennes en suivant la route de Claye à Montreuil (dont fait partie l'actuel chemin de la ruelle Boissière) et en passant ainsi à l'écart des villages de Noisy et de Rosny, où la résistance aurait pu plus facilement s'organiser.

Défendre Paris

Les gouvernements qui se succédèrent alors entreprirent de mieux assurer la défense de la capitale. Dans notre région, dès novembre 1831, on construisit la redoute de La Boissière, à l’est de la ruelle Boissière.

Cette redoute, ou plutôt ce fortin bastionné fait de trois talus de terre, était doublé au sud par un fortin, fait lui aussi de talus de terre, construit sur la Vieille Montagne, au-dessus du village de Rosny, en mars 1831.

C’est ce fortin, dit « des Charcalets », qui formera plus tard l’avancée orientale du fort de Rosny.

En 1834, on ajouta au système défensif, qui devait interdire à l’ennemi la route de Montreuil à Claye devenue « route stratégique », le fortin des Renardières placé à l’ouest de la route sur le territoire de Montreuil.

Le fort de Rosny

Le Fort de Rosny fut construit de 1840 à 1846 sur un terrain de plus de 25 hectares, sur la colline de Montreuil, et dépendant à l’époque des communes de Rosny et de Montreuil.

On s’aperçut par la suite que la dépendance territoriale partagée entre deux communes pouvait être la source de difficultés administratives, si bien que Rosny réclama avec véhémence, peut-être dans un souci de prestige, le rattachement de la totalité au territoire de la commune.

Si on s’en rapporte au plan dressé le 8 juin 1847 (annexé à un traité entre la commune de Rosny et le département de la Guerre) on constate que le fort est une construction à quatre bastions inscrite dans un rectangle d’environ 400 mètres sur 340, dont le grand axe est orienté d’ouest en est.

La façade est, surplombant la commune de Rosny, était adossée au « fortin des Charcalets » , précédemment cité. Ce dernier devait constituer une avancée dans la direction supposée la plus menacée ; il fut repris, modifié et terminé seulement en 1846.

Le fort et son avancée orientale étaient protégés par des fossés, d’une largeur allant jusqu’à 16 m, creusés entre escarpes et contrescarpes maçonnées. Les escarpes de 10 mètres de haut étaient surmontées d’un talus de terre de 4,50 mètres d’épaisseur, disposé pour permettre le tir des pièces à feu. Les contrescarpes étaient protégées par des chemins couverts qui les séparaient des glacis.

Deux poternes ouvertes au milieu des courtines, l’une au nord, l’autre au sud, permettaient d’atteindre les fossés. Ces fossés étaient remplis d’une eau courante sourdant des coteaux de la Vieille Montagne