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Histoire de la ville

Village d'origine gallo-romaine, (l'existence d'un village mérovingien du VIe / VIIIe siècle est attestée par des fouilles menées en 1987 à côté de l'église Sainte-Geneviève), c'est une bulle du pape Alexandre III, en 1163, qui fait pour la première fois mention de Rosny-sous-Bois sous le nom de “Rodoniacum”, littéralement : “l'église avec le village autour”.


L’église en question, ainsi que la terre, appartenaient à l’abbaye de Sainte Geneviève. En revanche, l’agglomération est probablement plus ancienne : lors des secondes invasions normandes, en 861, les religieux fuient Paris avec la châsse de Sainte Geneviève et ne reviennent de Marizy (Aisne) qu’en 866, faisant étape à “Redomatum”, déformation de “Rodoniacum” dans une transcription du XVIIIe siècle.

Le Moyen-Age

En août 1246, la première manumission générale d’Île-de-France accorde aux habitants leur affranchissement moyennant le paiement d’une rente annuelle de 60 livres (environ 6,5 kg d’argent), sous la réserve expresse de ne pas créer de commune sans l’autorisation du Roi et de l’Abbé. Les litiges avec les seigneurs-abbés ne cessent pas pour autant et ponctuent la vie du bourg rural où la culture de la vigne domine.

Du XIVe au XVIIe siècle, pendant les guerres, Rosny-sous-Bois subit les heurs et les
malheurs de l’Île-de-France. En 1652, à la fin de la Fronde des Princes, le quart de la population disparaît. En 1693-94, années de mauvaises récolte, la ville perd 10 % de sa population. En 1709, elle diminue encore de 5 %.

A la veille de la Révolution, Rosny-sous-Bois est toujours un prieuré-cure de l’Abbaye.
L’église du XIIe siècle est au centre du gros bourg rural. La population est de 635 habitants en 1788. 64 % des chefs de famille se consacrent à l’agriculture (59 % à
la vigne), l’arboriculture fruitière commence à apparaître, les artisans, menuisiers, charrons, maréchal-ferrant, charpentiers… assurent l’essentiel des besoins.

La Révolution

Dès 1789, les Rosnéens participent activement, mais prudemment, à la Révolution. Fortement inspirés, sans doute, par le prévôt de Rosny, Maître Cottereau, avocat au Parlement qui a paraphé l’original, ils rédigent leur cahier de doléances, l’un des plus développés de la région.
Ce cahier contient un voeu que l’on rencontre rarement : la surveillance des écoles par le pouvoir séculier et non par les ecclésiastiques.

A la lecture des délibérations du Conseil Général de la Commune, il ressort que les Rosnéens étaient rapidement informés des événements parisiens et savaient trouver des solutions conformes tant à l’intérêt national qu’aux besoins de leur commune.
Trois maires se succèderont de 1790 à 1795 : Jean- Jacques Bureau (1790-1792), Louis-Pierre Pillier (1792-1795) et Lenain (1795).

Pendant la Terreur, l’église devient Temple de la Raison et subit quelques mutilations. Cependant les oeuvres vives sortent intactes de ces épreuves. Avec le rétablissement des communes par le Consulat, le comte de Crécy est nommé maire (1800-1806). Il sera remplacé, sous l’Empire, par le baron de Nanteuil (1806-1833), administrateur des Messageries et propriétaire du château acheté à Nicolas de Montholon en 1791.
Les Rosnéens payèrent largement leur tribut aux guerres de la Révolution et de l’Empire : en plus des 14 volontaires de septembre 1792, 31 jeunes gens entrèrent dans l’armée, plusieurs furent faits prisonniers, surtout pendant la campagne de Russie, certains ne revinrent pas.
Le besoin de fortifier Paris, ressenti lors des invasions de la fin de l’Empire, entraîne la construction de l’enceinte des fortifications et des forts des environs. Celui de Rosny est édifié de 1840 à 1850, le territoire correspondant est rattaché à Rosny en 1854.

Le XX siècle

A partir de 1850 sont établies des voies ferrées de Paris à Strasbourg et Mulhouse, passant par Noisy-le-Sec et Villemomble, ainsi que des routes bien aménagées vers Paris via Montreuil ou vers Noisy-le-Sec, Villemomble, Neuilly-sur-Marne, Nogent et Fontenay. Le commerce en profite pour se développer, notamment celui des fruits de qualité, qui prennent progressivement la place de la vigne. Les cultures maraîchères se développent également, les produits étant vendus facilement aux Halles de Paris.

L’industrialisation de la Capitale, proche grâce aux transports, amène à Rosny-sous Bois une nouvelle population de salariés, transformant peu à peu la commune rurale en ville de banlieue. Une nouvelle église est construite en 1860, suivie d’une mairie, d’une école de filles et d’une autre de garçons, en 1868.
Cette prospérité dura peu car, en 1870, la guerre ne laisse que des ruines à Rosny. Au mois d’octobre, la municipalité et les habitants se réfugièrent à Paris, la commune étant prise entre les feux du Fort et des batteries prussiennes pendant les combats du Plateau d’Avron. Rosny-sous-Bois subit l’occupation, les pertes furent considérables, nos canons avaient fait au malheureux village autant de mal que ceux de l’ennemi.

Après cette guerre, la ville pansa ses plaies.
L’agriculture se maintint en s’orientant plus largement vers les activités maraîchères.
L’industrie, quant à elle, est représentée par les carrières de plâtre, dont l’exploitation durera de très nombreuses années, la dernière fermant ses portes en 1970. La IIIe République commençante voit le développement des zones pavillonnaires. La petite ville de banlieue devient aussi une ville de garnison, environ 1000 hommes pour 3245 habitants en 1896. Les recensements de 1876 et 1901 permettent de voir que la proportion d’agriculteurs diminue. Les métiers de l’industrie apparaissent, le tertiaire devient important. Les Rosnéens sont de plus en plus nombreux à se rendre chaque jour à Paris pour leur travail.

Entre les deux guerres, les zones pavillonnaires se développent, faisant reculer les cultures. Mais c’est à partir de 1960 que l’urbanisation s’accélère vraiment. De nombreux immeubles sont construits à la périphérie : aux Marnaudes, au Pré Gentil, à la Boissière. Une zone industrielle est créée au nord de la ville, ainsi qu’une zone commerciale et la zone d’activité de la Garenne.
Un nouvel hôtel de ville est édifié en 1964, au fond du parc public légué par M. et Mme Richard Gardebled. Rosny-sous-Bois est devenue une cité importante, à la croissance régulière, qui compte 35 823 habitants en 1975, 36 446 en 1982, 37 779
en mars 1990 et 39 499 en 1999.

Plus d’informations au Musée de l’Histoire
7, rue Saint-Claude.
Tél. 01 45 28 76 83