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Le Cocktail littéraire fait sa rentrée

Après vous avoir équipé en lectures pour l'été, l'équipe de la médiathèque vous a invité le samedi 24 septembre à goûter à son nouveau cocktail : 20 ingrédients à dévorer, 20 prix que nous décernons en avant-première ! « Shakons », « Checkons » !

Notre Goncourt

Leïla Slimani, Chanson douce (Gallimard)

Un roman qui fait froid dans le dos dès la première ligne (un peu à la manière d’Albert Camus et son « Aujourd’hui, ma mère est morte »)… Ici, Leïla Slimani annonce un drame abominable qui amorce le récit captivant de ce qui le précède et l’explique : les relations persistantes entre « maîtres » et « serviteurs », la place qu’on donne et qu’on reprend, l’imbrication des relations familiales et professionnelles... Un roman brillant pour ceux qui n’ont pas de mode de garde à domicile pour leurs enfants, une critique de notre société qui a fait l’unanimité au sein de l’équipe.

Notre Médicis

Catherine Cusset, l’autre qu’on adorait (Gallimard)


Autre drame, le suicide d’un ami proche de Catherine Cusset, cet autre qu’on adorait. Là encore, l’horreur se lit dès les premières pages et le lecteur assiste à la chute, mètre après mètre, d’un garçon « trop » brillant : une déchéance aux raisons répétitives, amoureuses, malchanceuses ou volontaires. L’auteur dresse le portrait d’une vie intérieure, chahutée par le sort et par ses propres démons ; un travail de deuil et d’expiation auprès de celui que l’auteur n’a pas vu partir.

Notre Renaudot

Gaël Faye, Petit pays (Grasset)


Ce retour littéraire au pays natal, entrecoupé de lettres et d’apartés du narrateur suit deux années d’un jeune métis au Burundi ; deux années fondatrices et d’apprentissage dans un contexte guerrier. Gaël Faye raconte la guerre à hauteur d’enfants avec l’esprit ludique qui gouvernait ses relations et son quotidien ainsi que sa rencontre avec le livre. Un roman qui par petites touches évoque le déracinement, le problème des réfugiés sans oublier la beauté de la vie qu’il décrit en toute poésie.

Notre Femina

Guy Boley, le fils du feu (Grasset)

Dès les premières pages de ce premier roman, le lecteur découvre la force d’un style, d’un souffle littéraire qu’il est urgent de partager à haute voix. Un récit fort évoquant un deuil qui a bien du mal à se faire. Il est aussi question de l’identité et de ce qui la fonde. Le narrateur perd son petit frère, sa mère le fait revivre envers et contre tous. La psychose est nourrie par les attentions du narrateur et est fondatrice d’un geste artistique qui se dévoile par touche …

Notre interallié

Magyd Cherfi, Ma part de gaulois (Actes sud)

Le parolier et chanteur du groupe de rap toulousain Zebda dévoile sa jeunesse et la force déployée pour conjuguer son goût de la littérature, son environnement, ses origines et ce qu’il souhaite atteindre en dépit de la norme. Lecture utile et récit touchant qui se lit agréablement et qui nous chante un bien beau refrain « oui, je crois que ça va être possible ! »

Notre prix de l’académie française

Yasmine Ghata, j’ai longtemps eu peur de la nuit (R. Laffont)


Une histoire de valise, de départ... Le roman établit le parallèle entre le récit d’un jeune garçon au Rwanda et le deuil de la narratrice, son enseignante, celle-ci recueillant la première histoire et dévoilant la seconde. Chaque partie se répond et il est question d’objet et de lieu de mémoire qui prennent corps au cours d’un atelier d’écriture. La valise du jeune garçon devient contenant d’une vie et de lui-même… Un roman de mémoire.

Notre prix France culture Télérama

Jean-Philippe Postel, L’affaire Arnolfini (Actes Sud)


A la manière de Sherlock Holmes ou de Maigret, Jean-Philippe Postel tel un détective tente de percer les nombreux secrets, énigmes et mystères entourant le célèbre tableau portrait dit des Époux Arnolfini, peint par Jan Van Eyck en 1434 et exposé à la National Gallery de Londres. Roman d’investigation proche du roman policier, cette enquête scientifique sur un tableau vous invitera à vous méfier des apparences. A votre loupe…

Notre prix France télévision

Lionel Duroy, L’absente (Julliard)


Après Priez pour nous et Le chagrin, Lionel Duroy semble clore une trilogie sur sa famille avec L’absente. Roman clairement autobiographique, L’Absente narre la recherche d’identité d’Augustin et sa quête de vengeance. En racontant les origines d’une famille française au destin chaotique, toujours du mauvais côté de l’histoire, il essaye de mieux la comprendre et de s’en rapprocher. A travers ses romans, il s’est créé une autre famille, nouvelle, nombreuse et fraternelle, celle de ses lecteurs…

Notre prix des deux magots

Régis Jauffret, Cannibales (seuil)


Roman épistolaire entre une amante et une mère : un échange nourri de réparties assassines entre celle qui a donné la vie et l’ancienne amoureuse passionnées… Pourquoi « cannibales » me direz-vous ? Quand le dialogue tourne un peu sur lui-même, il est bien temps de passer à table et déguster le fameux personnage masculin du roman ou du moins imaginer les moyens et les recettes pour parvenir à ce somptueux festin. Un régime proposé avec délice par Régis Jauffret, à retrouver dans notre rayon cuisine ?

Notre prix de Flore

Claire Huynen, A ma place (Le cherche midi)


La famille de Lise, une femme d’âge mûr, vend la maison familiale. Celle-ci est rachetée par Franck, un ancien ami de Lise qu’elle ne souhaite plus fréquenter, mais qui est resté en très bons termes avec son père. Lise a l’impression que Franck lui prend sa place, sa maison, sa famille, ses souvenirs, son intimité. Elle étouffe. Comment une amitié peut-elle devenir toxique, comment une personne peut-elle prendre la place d’une autre ?

Notre prix décembre

Céline Minard, le grand jeu (Rivages)


POUR :
Une femme surentrainée souhaite passer une année dans un refuge high-tech accroché sur les parois raides d’une montagne surplombant le vide. Pour cela, elle ne laisse rien au hasard, tout a été minutieusement préparé, étudié, conçu pour résister aux pires conditions de l’hiver. Pour être parfaitement autosuffisante, elle crée même un potager au printemps. Cette femme a besoin de s’isoler des humains une année pour continuer à vivre, pour répondre à ses questions existentielles. Mais alors qu’elle se croit parfaitement seule dans sa montagne, une autre ermite vient lui rendre visite et mettre fin à sa solitude. Qui est-elle, que lui veut-elle ?
CONTRE :
Ego quand tu nous tiens par le miroir ! Voici un roman traitant de la question un peu éculée « Peut-on vivre, exister sans altérité ? » ; question qui avait été magistralement traitée par l’expérience par Sylvain Tesson dans les forêts de Sibérie. Pages assez répétitives, peu ludiques (en dépit du titre), parfois hypnotisantes par l’effet de copier-coller (une impression de déjà vue d’une page à l’autre peut submerger le lecteur…). Un roman pour ceux qui n’ont pas peur du vide…

Notre prix de la critique littéraire

Valentine Goby, Un paquebot dans les arbres (Actes sud)


L’auteur de Kinderzimmer revient avec un drame social qui, en dépit d’un sujet qui pourrait refroidir les plus intrépides (la tuberculose…), réussit à captiver et à entrainer le lecteur dans une histoire envoûtante, particulièrement bien documentée et ô combien émouvante. Ce destin familial éprouvé par la maladie et le rejet social est un roman qui plonge dans une histoire à hauteur d’hommes mais aussi dans l’universalité des rapports fraternels. Un roman pour plonger dans la France des années 50 et mesurer les progrès médicaux effectués depuis…

Notre prix RTL Lire

Jean-Marc Ceci, Monsieur Origami (gallimard)


Vous aimez le pliage de papier en cocotte, en grue ou en avion ? Ce roman au doux nom de pliage est empreint de zénitude, de recul méditatif sur la vie, l’amour…D’une page à l’autre, d’un court chapitre au suivant, Jean-Marc Ceci, dont c’est le premier roman, nous entraîne en Toscane à la suite d’un homme japonais épris d’une femme qu’il n’a pourtant qu’entre-aperçue… S’ensuit le récit d’une vie qu’il conte à un jeune homme tout en nous transmettant l’art du washi, ce papier précieux signifiant la paix et l’harmonie. Un premier roman à méditer le dos à un cerisier en fleurs (mais n’attendez pas pour autant le printemps pour le déguster !)

Notre grand prix des lectrices de ELLE

Stéphane Hoffmann, Un enfant plein d’angoisse et très sage (Albin Michel)


Ce roman est la vision au vitriol d’un enfant très lucide sur ses parents dépeints dans toute leur couardise, égoïsme et névrose. Un regard sans pitié sur le spectacle pitoyable offert par les adultes qui l’entourent et qui décident du jour au lendemain de s’occuper de lui… L’écriture fluide et agréable n’est pas exempte d’ironie et d’une critique douce-amère de notre société et des relations parents-enfants. A la fois léger, fin, divertissant et touchant…

Notre prix Goncourt des Lycéens

Karine Tuil, L’insouciance (Gallimard)


Le pouvoir et ses arcanes, l’insouciance qui préside au choix de ceux qui réussissent et tombent du jour au lendemain, des vies qui se rencontrent dans le drame et les thématiques identitaires qui submergent notre actualité : voici le roman d’une époque, la nôtre. Karine Tuil suit quatre personnages : un conseiller de l’Elysée (bon dans la disgrâce, odieux dans la grâce), un homme d’affaire ramené à son identité juive bien malgré lui, une journaliste peu à l’aise dans son ascension sociale, un militaire « mort vivant » revenu d’Afghanistan… Chaque personnage se lie aux autres à sa façon : passion, désamour, ambition dévorante, orgueils et préjugés… Un roman politique interrogeant nos « petits arrangements » avec la vie des uns et des autres, un roman ample dont les pages s’effeuillent avec effroi et intérêt.

Notre prix du premier roman

Elitza Gueorguiva, les cosmonautes ne font que passer (verticales)


Que se passe-t-il donc dans la tête de cette fillette bulgare avant la chute du mur ? L’auteur de ce premier roman vous invite à chausser ses lunettes et à emprunter ses rêves et sa vision du monde qui poétise une réalité qu’elle ne perçoit qu’à hauteur d’enfants. Le ton décalé et les scenarii amusants qu’elle imagine pour sa vie font de ce roman une immersion drôle et fine des pensées d’enfant un rien désordonnées et le chaos ressenti quand un à un les repères s’écroulent… Rassurez-vous, Kurt Cobain est là pour lui offrir un nouveau chemin…

Notre prix du livre Inter

Hugo Boris, Police (Grasset)


« Vis ma vie » de policier le temps d’une lecture et d’une mission ! Ce roman très juste propose de suivre trois agents, missionnés pour transférer un homme vers son pays d’origine, prétexte à une immersion dans les émotions, les cas de conscience et le quotidien des agents. L’écriture d’Hugo Boris, vive et tendue nous fait toucher du doigt la dureté d’une profession et ressentir ce qui les anime. Un roman bref et profond, interrogeant notre société et les sujets qui la dérangent.

Notre prix des libraires

Négar Djavadi, Désorientale (Liana Levi)


Alors que Kimiâ patiente dans la salle d’attente de l’hôpital Cochin dans le cadre d’un protocole d’insémination artificielle, elle se remémore son histoire familiale depuis la naissance de sa grand-mère dans un andarouni, le harem d’un chef féodal dans une province reculée de la Perse jusqu’à son arrivée en France en 1981, contrainte à l’exil du fait de l’engagement politique de ses parents contre le régime de Khomeiny. C’est avec humour, sensibilité et un brin de fatalisme que Négar Djavadi évoque la société iranienne dans laquelle évoluent ses personnages. L’interpellation du lecteur est constante et le rythme du récit virevoltant : gare à vous, ne vous laissez pas désorienté !

Notre prix Art et lettres de France

Sylvie Dazy, Métamorphose du crabe (Le Dillettante)


Christo, jeune gars du Nord fraichement reçu au concours de surveillant pénitentiaire débarque à la prison de la Santé. Il y découvre la dureté des conditions de vie des détenus, mais aussi le sort pas plus enviable des surveillants. Avec sa licence d’anglais, Christo fait office d’intellectuel de la prison, bien que lui-même remarque son déclassement social lorsqu’il sort de la prison. Une plongée dans des univers sombres…

Notre prix de la société des amis de Colette

Guinevere Glasfurd, Les mots entre les mains (préludes)


Connait-on réellement l’homme qui se cachait derrière le philosophe René Descartes ? Connait-on également la femme tapie dans son ombre ? Ce roman vous dévoile la vie personnelle et amoureuse de l’homme illustre épris d’une femme inconnue …Helena existait, écrivait et eut un enfant avec le philosophe. Et pourtant, tout les opposait : leur religion, leur situation sociale, son travail à lui, son travail à elle ... Au-delà de leurs préoccupations, leur union amoureuse a su dépasser tout obstacle. Un roman qui donne envie de démêler le vrai du faux. Un récit amoureux bel et bien construit de toute pièce, mais richement documenté. La frontière entre réalité et imaginaire semble bien mince…

Ce cocktail vous a plu ? Il est aussi à « emporter » en PDF !

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