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Le festival international de BD d'Angoulême (de Rosny-sous-Bois)

Durant le mois de janvier, les sélections jeunesse et adulte du festival de BD d'Angoulême ont été mises à votre disposition. Vous avez voté, nous avons voté. Résultat en images et en détail de cette compétition !

LES PRIX DU PUBLIC

- SELECTION JEUNESSE


1. Dad, Nob (Dupuis)

Nouvelle série de l’auteur de Mamette, notre mamie bien aimée. L’histoire de ce papa au foyer de quatre filles de mères différentes et d’âges divers a séduit le public de la médiathèque. Très agréable à lire avec un héros peu héroïque et drôle, cette BD a su rencontrer le public. Bravo !

2. Le grand méchant renard, Benjamin Renner (Delcourt)

Après avoir mené une relecture drôle et efficace d’« Ernest et Célestine », Benjamin Renner a recréé un poulailler original dans lequel le renard n’est plus vraiment un prédateur redoutable... A noter la présence exceptionnelle d’un conseiller spécial en la personne du loup ; lui aussi bigrement bien réussi !

3 ex-aequo. Tempête au haras de Christophe Donner et Jérémie Moreau (rue de Sèvres)

Christophe Donner a participé à l’adaptation en BD de son roman à succès. En résulte une relecture fine aux couleurs douces et bleutées d’un récit émouvant. Bénéficiant d’un scénario subtil, cette BD hippique aborde la question du dépassement de soi tout en empruntant au conte cette harmonie entre l’homme et l’animal.

3 ex-aequo Violette autour du monde, Térésa Radice et Stefano Turconi

Cette BD est une incursion dans le Paris du début XXème dans les coulisses du cirque et dans le monde de l’art. Violette, lassée d’une vie peu commune, rencontre Toulouse Lautrec et vit une aventure trépidante. Une BD foisonnante de couleurs et d’aventures !

- SELECTION ADULTE

1. L’arabe du futur 2, Riad Sattouf (Allary éditions)
La suite du grand prix d’Angoulême de l’année passée... Riad Sattouf poursuit l’exploration de son enfance en Syrie et la qualité et finesse de la représentation sont toujours remarquables. Délaissant le « trash » de ses séries passées (Pascal Brutal, notamment), Riad Sattouf poursuite sa grande œuvre, son Persepolis personnel avec une identité graphique qui lui est propre : ce dessin noir sur fonds uni de couleur circonstancié au lieu et au temps...

2. ex-aequo. Ajin, Gamon Sakurai et Tsuina Miura (Glénat)
Premier tome d’une série qui rencontre un bon succès éditorial. Des êtres immortels vivraient parmi les humains, les fameux Ajin. Leur forme évoque un peu les « détraqueurs » d’Harry Potter et le fil du récit nous fait songer aux « X-men ». Ce manga, classique dans sa forme comme dans son efficacité, empreinte donc à de nombreux univers pas uniquement nippons... A suivre pour confirmer !

2. ex-aequo. Vive la marée, David Prudhomme et Pascal Rabaté, (futuropolis)
Ah les vacances, ah les vacanciers ! Vous rêvez de vacances estivales ? découvrez les pensées intimes des vacanciers, pas toujours très jolies mais qui font de cet album une lecture réjouissante. Véritable portrait cynique, cet album en a séduit plus d’un (vous verrez un peu plus bas...).

3. Tu mourras moins bête, T. 4, Marion Montaigne (Delcourt)
... mais tu mourras quand même... Rien n’est parfait... Voici la publication d’un blog devenue série animée sur arte. Le principe ? Une question et une réponse souvent farfelues et toujours drôles. Le public a eu raison, il faut rire en lisant, ça fait vivre plus longtemps !!!

LES PRIX DE L’EQUIPE DE LA MEDIATHEQUE

- SELECTION JEUNESSE

1. Le grand méchant renard, Benjamin Renner (Delcourt)
Ce grand méchant renard nous a également séduits par sa gentillesse enfouie et sa gaucherie qui nous le rend si aimable. Il a également gagné en sympathie grâce à la présence d’un album terriblement drôle mais bien plus cruel, la renarde de Martine Blandin et Sébastien Chrisostome... Presque indissociables, ces deux albums nous ont bien fait rire... mais le Grand méchant renard mérite vraiment le prix qu’il a obtenu ici et à Angoulême.

2. Alcibiade, Rémi Farnos (la joie de lire)
Cet album est un véritable choc esthétique... Empruntant au traditionnel gaufrier que nous connaissons bien dans les BD franco-belge, Rémi Farnos entreprend une véritable révolution formelle en offrant au lecteur un fond uniforme dans lequel évoluent les personnages. Un plan large d’une montagne et les personnages circulent d’une case à l’autre en fonction du quadrillage. Véritable récit initiatique empruntant son souffle à la mythologie, Alcibiade est une indéniable réussite tant d’un point de vue formel que dans son contenu.

3. A silent voice, Yoshitoki Oima (ki-oon)
Nous avons salué ce manga pour ses qualités esthétiques et scénaristiques et son illustration criante de vérité du harcèlement scolaire. Tout commence par l’arrivée d’une jeune fille handicapée, Shoko. Sa surdité est une curiosité. Ses difficultés, un frein pour la classe. La jeune fille attire progressivement l’ire d’une grande partie de ses camarades, bête et méchante. Les adultes ne semblent pas voir et jouent le rôle d’arbitre jusqu’à ce qu’une ligne jaune soit dépassée... Le harceleur devient harcelé et la meute change de victime. Commence alors pour le personnage principal, le travail de rédemption et de reconquête de l’estime de lui-même. Un manga fort et utile.

- SELECTION ADULTE

1. Vive la marée, David Prudhomme et Pascal Rabaté, (futuropolis)
Voici la BD qui a recueilli le plus de suffrages au sein de l’équipe de la médiathèque. Nous avons été marqués par la qualité scénaristique et cette impression de pouvoir « zapper » d’un personnage à l’autre et de pouvoir l’accompagner dans ses pensées durant quelques pages. Cet album nous a évoqué la magnifique ouverture du film « Bird People » de Pascale Ferran et certaines de nos vacances estivales... Une grande réussite.

2. Le piano oriental, Zeina Abirached, Casterman
Déjà saluée à plusieurs reprises pour ses créations, dont le magnifique « Mourir, partir, revenir, c’est le jeu des hirondelles », Zeina Abirached poursuit une œuvre exigeante et l’exploration de la richesse culturelle de son pays d’origine, le Liban. Ici, c’est l’invention d’un piano atypique par un aïeul qui invite le lecteur à la contemplation de planches magnifiques en noir et blanc, réinventant ici ou là le schéma habituel de la bande dessinée et de sa narration. Une pièce de plus dans une œuvre déjà essentielle.

3. L’arabe du futur 2, Riad Sattouf (Allary éditions)
Le roman graphique de Riad Sattouf nous a également séduits. Et pourtant, de nombreux outsiders le suivaient de peu ... N’hésitez pas à vous précipiter sur les albums suivants : Fin d’Anders Nilsen, carnet de santé foireuse de Polza, Chiisakobé de Machizuki, les Intrus d’Adrian Tomine, Murderabilia de Alvaro Ortiz, une Etoile tranquille de Pietro Scarnera, La Favorite de Mathias Lehmann, La renarde de Martine Blandin et Sébastien Chrisostome,la République du catch de Nicolas de Crecy,... Mais, rassurez-vous, l’Arabe du futur n’a pas volé sa place !