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Un nouveau PLU, pourquoi ?

Extraits du discours de Claude Capillon, Maire de Rosny-sous-Bois, à l'occasion du vote du PLU, le 19 novembre 2015.

Un développement équilibré et maîtrisé

« Ce Plan Local d’Urbanisme va donner une nouvelle impulsion au développement urbain de la commune, en ce qu’il va fixer l’horizon de Rosny-sous-Bois en matière d’aménagement. Voilà plusieurs années que ce processus a commencé. Durant tout ce temps, nous avons travaillé avec en tête l’intérêt général des Rosnéens. Un tel document suscite à coup sûr des désillusions, des frustrations mais surtout des intérêts contradictoires. Il a fallu avancer malgré les obstacles pour ne pas se laisser embourber dans les intérêts particuliers. Nous n’avons pas à rougir du travail accompli, nous présentons un projet abouti qui garantit un développement équilibré et maîtrisé. »

Dessiner le Rosny de demain, avec les Rosnéens

« J’ai voulu intégrer au maximum les Rosnéens à ce projet. Au cours de nombreux échanges, de nombreux débats, nous avons pu discuter de notre vision du Rosny de demain, du Rosny que l’on aime.
Lors de nos réunions de quartiers pour évoquer et dessiner le Rosny de 2020, les habitants ont répondu à l’appel, agrémentant le débat de nombreuses questions et de propositions.
Techniquement, la phase de concertation a été exemplaire, puisque les Rosnéens ont été associés à chaque étape par le biais de trois réunions publiques : une en phase Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD) et deux en phase d’écriture du règlement et de sept ateliers de concertation (quatre avec les associations de préservation du cadre de vie et trois ouverts à l’ensemble de la population), portant respectivement sur les thématiques du développement urbain, du patrimoine et de la nature en ville. »

Un PLU protecteur, dans un contexte de grandes mutations…

« Grâce à sa position stratégique, sa proximité avec la capitale, son insertion dans un territoire en mutation, son dynamisme permanent et son cadre de vie agréable, Rosny-sous-Bois a été identifiée comme ville à fort potentiel. Elle est appelée à devenir un carrefour de transport d’importance majeure et l’une des villes phares de la future Métropole du Grand Paris. Mais cette évolution devra s’accomplir dans le strict respect de notre identité communale, dans le strict respect des fondements qui font Rosny.
Ce PLU doit nous le garantir en préservant les équilibres caractéristiques de notre ville.
En effet, le document de 2009, pourtant ressorti vierge de recours à l’époque, ne m’apparaissait pas assez protecteur au regard des attentes exprimées par les Rosnéens, notamment sur les zones pavillonnaires et les zones en frange de ces dernières, dites zones de transition. »

…mais sans être un frein à notre développement

« Toutefois, il a fallu se garder de trop renforcer les obligations, car une ville doit pouvoir continuer de se développer afin de préserver ses richesses et d’en attirer de nouvelles, particulièrement dans une période de difficultés budgétaires inhérentes à une croissance à zéro et des transferts de compétences de l’Etat brutales et non compensées.
Les perspectives financières sont moroses et l’incertitude sécuritaire dans laquelle nous sommes n’arrange pas les choses. Si la règle est mal dosée, nous aurons du mal à sortir localement de la crise. En outre, plus la règle sera stricte, plus il sera difficile pour un propriétaire de pavillon de donner corps à ses aspirations, même modestes. Je souhaite insister sur ce point. Nous avons dû prendre garde à ne pas établir une règle tellement stricte qu’elle aurait empêché la moindre extension de pavillon. Car ce PLU s’appliquera à tous, indifféremment, qu’ils soient promoteurs ou simples propriétaires. Ma volonté est de défendre les zones pavillonnaires et leurs habitants, pas de les brider sur le terrain réglementaire, ce qui transformerait ces zones en musées figés dans le temps. Je veux donc permettre aux occupants des pavillons de pouvoir les faire évoluer, dans la limite du respect de ce qu’ils sont, c’est à dire des pavillons, pas des immeubles. »

Le dernier PLU municipal

« Le 1er janvier 2016, se sont les territoires qui composeront la Métropole du Grand Paris qui récupèreront la compétence urbanisme, privant ainsi les communes de la maîtrise des décisions relatives à l’aménagement de leurs territoires et des outils afférents. Cet élément s’est imposé à nous au moment de décider du timing de mise en œuvre de ce nouveau PLU. Très concrètement, si nous ne l’avions pas approuvé avant cette date, le PLU de 2009 aurait continuer de s’appliquer et la décision d’une révision de celui-ci ne nous aurait alors plus appartenu en propre mais aurait été partagée avec les conseillers territoriaux du territoire 9 que le préfet de région nous a imposé. Nous nous serions alors vu imposer dans les années qui viennent un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal auquel seul l’ancien PLU ; pas assez protecteur au regard de ce que nous souhaitons pour le Rosny de demain, je le répète ; aurait été opposable. »